Pourquoi je crois autant à l’immobilier

📅 31 juillet 2026
Temps de lecture: 8 minutes
🏷 Catégorie: Journal

👋Introduction

Quand je parle de liberté financière, beaucoup de gens pensent immédiatement à la bourse. Pour moi, c’est différent. Depuis longtemps, l’immobilier occupe une place importante dans ma façon de voir la richesse. Pas parce que je rêve de posséder des dizaines d’immeubles, parce que j’ai vu, très jeune, ce que des investissements patients pouvaient construire au fil des années.

Je ne suis pas le seul à aimer l’immobilier et à voir l’énorme potentiel qu’il a. Au Québec on peut penser à Luc Poirier, connu pour ses acquisitions de terrains stratégiques et ses grands projets de développement. Ailleurs, on peut penser à Robert Kiyosaki, il est l’auteur mondialement connu de Père riche, père pauvre, livre que je recommande fortement. Enfin, l’exemple qui me rejoint le plus, mon père, qui, parti de zéro, a su construire un patrimoine qui aujourd’hui lui vaut le titre de millionnaire.

📝Développement

Mon père est certainement la personne qui a le plus influencé ma vision de l’immobilier. Il a acheté son premier immeuble à 25 ans à Montréal. Un 4 plex (~ 158 000$) qui, selon lui, avait beaucoup de potentiel. Il a condamné le stationnement au sous-sol de cet immeuble pour y ajouter 2 nouveaux logements et ainsi le transformer en 6 plex (~1,6M$ aujd). Il l’a habité pendant 4 ans afin de faire des rénovations et ainsi augmenter son loyer à son départ. Il n’a jamais cherché à devenir riche rapidement, il sait que le coût des contracteurs est déraisonnable et que le vrai levier financier consiste à mettre de l’huile de coude. Année après année, il a continué de travailler, lui aussi comme électrotechnicien (la pomme n’est pas tombée loin de l’arbre). Peu après cet achat, à 28 ans, en réhypothéquant le 6 logement qui se paye maintenant très bien tout seul, il a acheté un chalet à Saint-Sauveur (~ 200 000$) qu’il loue le plus rapidement possible pour l’hiver. Il ne le loue pas l’été parce qu’il veut y passer ses vacances. Cependant, l’été venu, il va à Saint-Sauveur et comprend très vite que les mouches sont un problème. À 29 ans, il vend ce chalet pour acheter un triplex à Saint-Hubert. C’est une belle opportunité pour lui car il peut se rapprocher de son travail. Mon père y est resté 3 ans, a fait quelques rénos et a pu augmenter son loyer à son départ. Je vis actuellement avec ma conjointe dans ce bloc, je suis chanceux et privilégié d’avoir mon père comme propriétaire.

On est rendu en 1995, mon père a 30 ans et déjà 9 portes. L’horloge biologique de ma mère tourne et l’heure de procréer est arrivée. Mais avant d’avoir un enfant, ça prenait la maison. En 1996, mon père achète un des premiers terrains de sa rue en banlieue de Montréal. Il met la main à la pâte pour construire lui-même sa maison avec l’aide de sa famille. Il l’a terminée en 4 mois seulement! Ma soeur naît en 1999. Mission accomplie. En 2000, il achète un chalet en Estrie (~ 110 000$), au bord d’un lac. Il a fait quelques rénovations et le loue à partir de 2001 à court terme été/hiver. Je suis né un peu plus tard, en 2002. Notre jeune âge ne l’a pas freiné, en 2003 il achète un autre chalet (~150 000$) autour du même lac. C’est un plein pied, il a fait quelques rénovations et le loue court terme été/hiver. En 2006, devinez quoi…? Et oui, un nouveau chalet (~ 300 000$), encore des rénos, encore location court terme été/hiver.


D’où a-t-il le temps de travailler à temps plein et bâtir son patrimoine à un tel rythme? Mon père, dans son métier d’électrotechnicien, est sur un horaire de 12h à quart rotatif. Ça lui permet d’avoir 180 jours par année de congé, dont énormément de congés dans la semaine. J’aimerais moi aussi avoir cet horaire de travail, mais il est convoité par ceux qui ont plus d’ancienneté que moi. Seulement le temps me dira quand.

2007, malheur, le chalet qu’il a acquis en 2003 passe au feu. Mais mon père n’a pas froid aux yeux. Il réclame aux assurances et reconstruit lui-même, seul, le chalet en ajoutant un 2e étage. En 2008, il rénove le chalet qu’il a acheté en 2000 pour lui aussi ajouter un 2e étage qui double la superficie habitable. En 2009, il fait l’achat d’une maison mobile (~ 80 000$) dans le même village. Comme celui-là n’est pas au bord de l’eau, la location n’est pas assez intéressante. Il le rénove et le vend en 2011 (~ 200 000$). Ce profit lui permet d’acheter la même année un triplex à Montréal (~ 250 000$) et de rénover un des 3 logements. En 2012, il se procure un autre chalet plein pied (~ 215 000$) au bord de l’eau. Il a fait quelques rénos et le loue court terme été/hiver. Toujours en 2012, il achète un sixplex à Beloeil (~ 345 000$). Dans cet immeuble il a rénové les 6 logements en 5 ans grâce à des départs chanceux de locataires. En 2015, il se paye un autre chalet riverain plein pied (~ 150 000$). Il a fait quelques rénos et le loue court terme été/hiver. En 2016, il s’offre encore un chalet autour du même lac. Pas de rénovation à faire, il le loue directement à court terme été/hiver. Toujours en 2016, il vend le triplex à Montréal (~ 490 000$).

Entre 2000 et 2016, il a acquis 6 chalets aux alentours du même lac, tout ça avec le financement de ses immeubles à revenus. Il me dit souvent comment son sixplex de Montréal a été sa « vache à lait » pendant de nombreuses années. En 2019, il a vendu son chalet de 2015 (~ 250 000$) et vendu le sixplex de Beloeil (~ 650 000$) juste avant les très hauts prix de la COVID-19. Pas de chance, personne ne peut prédire une pandémie mondiale. En 2020, dans le village de ses chalets, il a acheté un terrain au centre d’une petite forêt. Il travaille encore aujourd’hui sur la construction de ce chalet hors-réseau. Récemment, en 2025, il a acheté son dernier chalet aussi au bord de l’eau, qui sera sa maison de retraite sous peu.

Au total, il aura atteint seul un sommet de 22 portes simultanément. En grandissant, j’ai donc vu que la richesse et le patrimoine familial ne se construisent pas en quelques mois. Ils se construisent avec de la patience, des décisions réfléchies et une vision à long terme. Aujourd’hui, je ne veux pas copier son parcours, je veux m’en inspirer. Je souhaite compléter son héritage en créant des systèmes et entreprises qui demandent moins de présence quotidienne, avec la technologie et la délégation.

L’immobilier représente pour moi bien plus que des bâtiments. C’est une façon de bâtir un patrimoine durable, de créer des revenus passifs, et de donner plus de choix à ma future famille. Je sais aussi que l’immobilier comporte des risques : financement, entretien, locataires, imprévus etc… Je ne le vois pas comme une solution magique. Je le vois comme un projet à préparer sérieusement. Et comme mon père m’a dit si souvent : l’immobilier c’est de la brique, c’est intemporel, ça va toujours rester, il y aura toujours de la demande, même en temps de pandémie, de guerre ou de crise économique.

Si un jour j’atteins la liberté financière, j’espère pouvoir regarder en arrière et dire que tout a commencé avec l’exemple que j’ai vu à la maison. Cet article est une façon de reconnaître cette influence et de me rappeler pourquoi je poursuis cet objectif.

💡Ce que j’ai appris

Avec l’histoire de mon père, j’ai appris que l’immobilier c’est surtout bon et payant à long terme avec la valeur qui augmente. C’est aussi excellent à court et moyen terme avec les options de refinancement. J’ai appris aussi que l’immobilier n’est pas un arc-en-ciel, le plus difficile est de choisir les bons locataires, savoir comment avoir un « cash flow » positif et investir le temps nécessaire dans la gestion et l’entretien. Son succès repose sur ses bonnes décisions et son dur travail pour éviter de payer des contracteurs. Plus j’avance, plus je réalise que la liberté financière ne repose pas sur une seule bonne décision. Elle repose sur une succession de bonnes décisions prises pendant longtemps.

🎯Prochaines étapes

☐ Finir toutes les pages du blogue
☐ Retravailler les pages pour rendre mon blogue à mon goût
☐ Mettre sur pied 2 applications, de bonnes idées que j’ai en tête
☐ Écrire d’autres articles

💬Citation de fin

Alex

Électrotechnicien • Investisseur • Entrepreneur en devenir

📍 Retraite OPC

📬 Ne manque aucun article !

Une erreur est survenue. Ton abonnement n'a pas pu être enregistré. Réessaie dans quelques instants.
Merci! Vérifie maintenant ta boîte courriel et clique sur le lien de confirmation pour finaliser ton abonnement au Journal Retraite OPC.

Rejoins la communauté Retraite OPC

Reçois un courriel chaque fois que je publie un nouvel article.


Pas de spam. Pas de publicité. Seulement mes apprentissages, mes investissements et mes réflexions.

Publications similaires

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *